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 How can I just let you walk away

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Thomas Jones

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MessageSujet: How can I just let you walk away   Mar 6 Nov - 20:29

Je viens tout juste de rentrer du travail, un énième mariage qui ne me rapportera pas un rond, mais j’aime capturer le bonheur des mariés pour cet événement si particulier alors je ne rechigne jamais lorsqu’il s’agit de couvrir un mariage. Je sais que cela reste une corvée pour la plupart des photographes, mais j’ai tendance à penser que ceux-ci n’ont pas saisi l’essence même de notre travail. Ou bien c’est moi qui en aie une vision trop utopiste. Mais pour l’heure, je me gare dans l’allée de notre demeure, à Alice et à moi. Une maison qui se veut chaleureuse et accueillante, pour contraster avec toutes les personnes qui font étalage des richesses qu’ils possèdent dans cette même rue. Je me gare le premier, Alice n’étant visiblement pas encore rentrée. J’enfonce la clé dans la serrure et je me débarrasse de mon matériel, épuisé par la journée que je viens de passer. Rapidement je prends la direction de la salle de bain, j’ôte mes vêtements et je laisse glisser l’eau chaude sur mon corps. Une douche qui me permet d’oublier la fatigue qui me gagne au fur et à mesure que les jours de la semaine défilent. Toutefois elle doit prendre un peu brutalement, puisque j’entends la sonnette retentir dans toute la maison. Il est bientôt huit heures et je me demande qui peut bien venir à cette heure de la journée. Il s’agit forcément de quelqu’un qui nous est proche, à Alice ou à moi, personne ne se risquerait à passer autrement sans prévenir, ou du moins je l’imagine. J’enfile prestement mon jean, et un t-shirt pour accueillir notre invité sans prendre la peine de me sécher les cheveux pour ne pas le faire attendre trop longtemps, qui que cela puisse être. Lentement, j’ouvre la porte et aussitôt le visage de cet invité dévoilé, j’ai envie de refermer cette porte et de m’enfermer dans la maison pour ne plus avoir à penser à lui. Tout ce que je ressens à propos de William qui se tient sur la pas de ma porte est contradictoire, tous les sentiments que je ressens pour lui s’opposent constamment dans mon esprit. Je m’efforce de prendre mes distances avec lui, d’essayer de l’oublier, de faire taire l’amour que j’ai pour lui. J’essaie de ne pas penser à lui, je trouve tous les prétextes possibles et imaginables pour refuser de le voir, je fais des efforts pour ne pas le croiser au détour d’une rue, pour que son image ne revienne pas sans cesse dans mon esprit. Pourtant lui ne semble pas comprendre que cette distance entre nous est nécessaire, qu’elle est nécessaire pour que j’aille bien. Je ne supporte plus de le côtoyer tout en sachant que notre histoire est impossible ou bien vouée à l’échec. Mais il a fallu qu’il vienne me voir, qu’il détruise mes efforts à néant. D’un côté je ne peux m’empêcher d’être soulagé de le voir, j’ai besoin de lui pour être complet. Pour autant, j’aurais aimé qu’il sorte de ma vie, qu’il ne me fasse pas autant de mal sans même s’en rendre compte. « Tu veux quelque chose William ? » J’essaie de me montrer accueillant, de ne pas lui montrer que je mets volontairement cette distance entre nous. Je m’écarte doucement de la porte pour le laisser entrer, je ne veux pas me montrer hostile à son égard. Je ne le suis pas, absolument pas, je ne veux simplement pas me montrer trop avenant avec lui. Je ne veux pas qu’il se méprenne sur mes intentions.
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William A. Callahan

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MessageSujet: Re: How can I just let you walk away   Mer 7 Nov - 5:14


THILLIAM CHAPT. 01
« How can I just let you walk away »
« Bon ! Dans ce cas va te prendre une douche et va voir Thomas. Maintenant que t’es sobre, tu seras apte d’avoir une conversation un tant soit peu constructive avec lui. », William ferme les yeux et pousse un long et profond soupir alors qu’il colle la tasse de café sur son front. Alors que la majorité de son entourage abhorre cela, mais il n’y a rien qui puisse calmer un malaise pour William autre que la chaleur... « Et ce n’est pas une suggestion ! », il hoche positivement la tête d’un air vague avant de lui envoyer la main, réalisant que quelques secondes plus tard qu’elle est partie d’un pas précipité. « Voir Thomas »... Ces deux mots rejouent sans cesse dans son esprit tel un vinyle ayant fait son temps sur son éternel tourne-disque. William sait très bien qu’il va devoir parler à Thomas... Le seul bémol c’est qu’il doute que ce serait une sage idée de lui parler maintenant.

Une partie de lui retarde cette conversation entre Thomas et lui-même. Cette partie de lui espère que plus ils s’éloignent tous les deux, plus les probabilités qu’ils aient une vie heureuse montent en flèche! ... Non pas que Thomas est la source du malheur de William (c’est bien le contraire), mais le masochisme n’est pas une activité que William pratique de son plein gré... Autrement dit, pourquoi souffrir? Que Thomas installe volontairement cette distance entre eux (oui, William l’a remarqué... En même temps, comment ne pas avoir de soupçons lorsqu’on se fait constamment rejeter?) ou pas, le simple fait qu’ils en aient une arrive à donner espoir à William qu’un jour, Thomas comme lui-même pourraient goûter à l’élixir du bonheur.

Une douche froide et deux cafés plus tard, William se trouve en route vers son emploi. Lunettes de soleil lui protégeant les yeux contre les rayons extrêmement lumineux en cette journée extrêmement ensoleillée, le journaliste ne s’habituera jamais aux effets négatifs d’un lendemain de soirée trop arrosée. Franchissant les portes de son emploi, William entend aussitôt l’un de ses collègues « T’es en retard! De trois heures! », William interrompt sa trajectoire vers son bureau pour observer ce collègue, visiblement très affecté par le retard (pourtant prévisible) du journaliste. Gardant ses lunettes bien collées sur son visage, William se frotte les tempes tout en hochant négativement la tête, la voix de ce collègue envahissant son esprit alors qu’il continue à déblatérer une certaine connerie qui passe dix mille pieds par dessus la tête du jeune homme. « Tyler... », l’interrompt William « Pourquoi hurles-tu? ...Calme..... Caaalme... », confus, Tyler en question poursuit ses explications d’un certain projet tout en chuchotant. Ça promet d’être une longue journée...
● ● ●
Quittant son bureau, le regard de William s’attarde sur l’heure... Dix-neuf heures trente minutes... Se mordillant l’intérieur de la joue, William ne prend pas une éternité à décider l’endroit où il allait poursuivre sa soirée. Sa voiture stationnée, c’est avec difficulté qu’il se décide enfin à sortir et de s’avancer vers la porte de la demeure de Thomas. Et soudainement, sa conscience commence à jouer son rôle, lui faisant douter de son choix d’être là ou il est présentement. Puis la porte s’ouvre... La porte s’ouvre et Will’ n’a qu’une seule envie : être là où il est. Cette confusion l’irrite... Ce désordre intrapsychique l’énerve plus que tout... Mais être en présence de Thomas fit naître en lui des émotions qu’il n’a jamais pensé ressentir auparavant. « Tu veux quelque chose William? », la voix de Thomas emplit son être alors qu’un fin sourire se trace à ses lèvres. Retirant ses lunettes de ses yeux, William s’avance à l’intérieur de la demeure du photographe, les deux mains dans les poches de son pantalon noir. « Ça fait plaisir de te voir aussi, Thomas.. », fut les seules paroles qu’il réussit à libérer. Tant de questions, tant de choses à dire, mais l’impulsivité de William ignore tout filtre tentant de bloquer son flot de paroles.. « Ça fait longtemps, tu ne trouves pas? » pas assez longtemps « J’espère que tu n’as pas un truc de prévu?... J’veux dire, si on compare à toutes les autres fois où tu as refusé de me voir ou que tu as cancellé nos rendez-vous... T’es un peu piégé maintenant, non? », son regard se darde sur Thomas, silencieux à présent.
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Thomas Jones

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MessageSujet: Re: How can I just let you walk away   Mer 7 Nov - 12:52

En me levant ce matin je n'avais décidément pas prévu la tournure inattendue qu'allait prendre ma journée. J'avais tout au plus imaginé passer une journée agréable bien qu'éprouvante avant de rentrer chez moi avant de m'effondrer sur le canapé. Je voulais que tout se déroule tranquillement, sans aucun problème à gérer. Toutefois je n'avais pas pris en compte toutes les inconnues de cette équation, et visiblement j'avais eu tort d'en exclure William. Plus je tâchais de le faire sortir de ma vie, plus il s'y ancrait que je le veuille ou non. Je pensais bien plus à lui maintenant que j'avais décidé d'établir une certaine distance entre nous que lorsque nous nous voyions presque quotidiennement. C'était sans doute ce qu'il y avait de paradoxal là-dedans, je pouvais m'efforcer autant que je voulais de l'oublier, cela ne marchait pas, parce que plus je voulais l'effacer de ma mémoire, plus il y restait. Et il se tenait présentement là sur le pas de ma porte, à pratiquement huit heures du soir, et sobre s'il vous plaît. Il était sans doute la dernière personne que je m'étais attendu à trouver lorsque j'avais ouvert la porte. J'avais pourtant pensé qu'il avait saisi le message que j'essayais de lui faire passer depuis maintenant plusieurs semaines. Sans en faire trop, je ne voulais pas lui donner de raison de s'attarder trop longtemps, ainsi je lui avais simplement demandé ce qu'il voulait, la raison de sa présence ici, après j'estimais qu'il pourrait partir. M'écartant doucement de la porte, je l'avais tout de même invité même implicitement à rentrer, ce qu'il fit. « Ça fait plaisir de te voir aussi, Thomas.. » Sur ce point je me sentais penaud, j'aurais pu me montrer plus avenant avec lui, mais je ne voulais lui donner aucune raison pour rester ici. « Ça fait longtemps, tu ne trouves pas? » Je haussais doucement les épaules, je voulais montrer que ça ne m'atteignait pas, que je ne comptais pas les jours passés sans lui. « Non je ne sais pas ... Je n'ai pas remarqué. » mentis-je difficilement. C'était faux, atrocement faux. Je trouvais le temps tellement long sans lui, mais je ne voulais pas qu'il le sache. Je ne voulais pas qu'il sache que la distance que je mettais volontairement entre nous, me détruisait peu à peu. « J’espère que tu n’as pas un truc de prévu?... J’veux dire, si on compare à toutes les autres fois où tu as refusé de me voir ou que tu as cancellé nos rendez-vous... T’es un peu piégé maintenant, non? » Naïvement j'avais pensé qu'il n'aurait pas remarqué que j'instaurais moi-même cette distance. J'avais espéré qu'il croit à tous mes mensonges, aussi pitoyables soit-ils. J'avais espéré qu'il croit que si je ne répondais pas à ses appels, c'était parce que je n'avais pas le temps. Visiblement j'avais été bien trop cupide de penser de telles choses. Néanmoins, je voulais prendre tout cela à la légère, avec un ton détaché. Je n'allais pas lui avouer clairement que je ne voulais plus le voir. Parce que ce n'était pas le cas, ça me faisait simplement trop de mal de le côtoyer en tant que simple ami. « Pas du tout. Je suis content de te voir, j'ai simplement été très occupé ces derniers temps. » C'est faux bien évidemment, ou tout du moins pour toute une partie de ma phrase. Bien entendu que j'étais content de le voir, mais j'aurais préféré que ce ne soit pas le cas, qu'il reste sagement chez lui, pour ne pas venir ici enterrer toutes mes bonnes résolutions. « Je t'offre quelque chose à boire ? » lui demandais-je le plus naturellement du monde, comme si c'était une conversation des plus normales. Je ne lui précisais pas, que je ne lui offrirai pas une boisson alcoolisée, mais ça j'estimais qu'il le savait déjà. Alice devait bien garder une bouteille de whisky quelque part dans le bar, mais je n'y toucherai pas pour qu'il soit saoul une fois de plus.
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William A. Callahan

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MessageSujet: Re: How can I just let you walk away   Ven 9 Nov - 3:46




How can I just let you walk away
Ft. Thomas & William
« Non je ne sais pas ... Je n’ai pas remarqué. » Il est très difficile pour un individu de contrôler ses réactions. En même temps, comment arrive-t-on à contrôler quelque chose d’imprévu? De soudain et qui, lors de son apparition, n’est pas de notre contrôle? Il est vrai qu’on peut, à la limite, contrôler nos émotions... On peut calmer nos ardeurs en respirant profondément, feindre le bonheur alors qu’au fond, c’est la souffrance pure qui nous dévore. On peut contrôler une joie intense tout comme retenir les larmes. Mais lorsqu’il est question d’une réaction soudaine, pendant le peu de temps que celle-ci nous possède, c’est elle qui nous contrôle. C’est pourquoi à l’ouïe de ces mots, les sourcils du journaliste se fronce puis ses traits se plissent en une confusion qui est des plus flagrantes. Comment pouvait-il prononcer ces mots? Comment peut-il oser prononcer ces mots alors qu’il sait très bien à quel point William, malgré son indifférence et son refus catégorique de le verbaliser, tient à lui? Tient à eux ?! Comment peut-il prononcer ces mots malgré les sentiments qu’il éprouve à son égard? Si c’est une énième tentative afin de repousser le journaliste, William, malgré lui, a beaucoup de difficulté à y croire! Hochant positivement la tête en un geste se voulant entendu, William croise les bras et regarde son interlocuteur, perplexe. « J’oubliais que tu ne remarques pas ce genre de choses.. », rétorque le journaliste, une pointe d’accusation animant le ton des voix.

Inconsciemment, il ne peut s’empêcher de penser à la raison de sa venue chez le photographe. Oui, il est là pour le voir! Il est là afin de profiter de sa présence! De ressentir cette accalmie au sein de lui-même lorsqu’il se trouve dans le même périmètre que celui qu’il appelle son amour en même temps que de le surnommer son tortionnaire. Mais ce n’est que le sommet de l’Iceberg... Pourquoi William est-il réellement présent ce soir? Bien qu’il vous répondra qu’il n’en sait rien et qu’il juge sa présence chez Thomas comme étant une perte de temps regrettable, il n’y a que dans son regard que tout peut se lire... Soulagement d’être avec lui, mais incompréhension quant à ce besoin constant qui ne cesse de prendre de l’ampleur, qui ne cesse d’évoluer vers un sentiment dont il perd de plus en plus le contrôle... S’il avait le contrôle de lui-même et de ses sentiment envers Thomas, serait-il vraiment debout chez l’homme qui le repousse continuellement? ... Non. Il serait ailleurs, surement entrain de dire « adios » à la sobriété dans un bar miteux.

« Pas du tout. Je suis content de te voir » à ces paroles, William fronce légèrement les sourcils, tentant par tous les moyens de déceler la moindre hésitation peinte sur les traits de Thomas, sans succès. Inutile de préciser qu’il ne croit pas à son bonheur de le voir en cette soirée. Croisant les bras, perplexe, William écoute attentivement les paroles de son interlocuteur « J’ai simplement été très occupé ces derniers temps. » et c’est à ce moment un rire forcé entremêlé à un bref souffle se fit entendre chez William. « Thomas.. », prononce aussitôt William, l’air légèrement grave « Arrêtes... », demande-t-il sur ce même ton grave mais on peut bien sentir un désespoir naissant à travers sa voix... Arrête de trouver des excuses. Arrête de me mentir. Arrête de me fuir...

Naturellement, la conversation se poursuit et s’arrête à une question qui fit froncer les sourcils de Thomas... Mais embarquant dans le « jeu » (qui, en fait, n’en est pas vraiment un) du photographe, William s’avance vers la cuisine où il prend place, avec nonchalance, sur l’une des chaises de la table. Avec une liberté accrue, il prend le journal déposé sur la table à dîner et le feuillette et se met à lire sa propre chronique avec narcissisme... « Fais comme chez toi » prend tout un sens littéraire. « Je t’offre quelque chose à boire ? », impulsivement, William a envie de lui demander une boisson alcoolisée... Du genre un verre de Burbon... Mais se freine. Repoussant le journal, il croise les bras et lève les yeux vers le plafond de la maison, faisant mine de réfléchir. « Ça dépend de la durée de ma venue ici, en fait... Mais j’opterai pour un café, tiens. Noir. » met-il enfin l’accent sur le dernier mot prononcé. Après quelques secondes de silence, le journaliste se lève et s’avance vers son Autre. « Combien de temps est-ce que cela va durer, Thom’? », débute-t-il significativement, désespérément à la quête du regard du tatoué. « Vas-tu me fuir éternellement? Est-ce que je vais devoir venir te harceler à ta demeure à toutes les fois que j’ai envie de te voir? D’entendre ta voix?... Réponds-moi.. », ces deux derniers mots prononcés douloureusement alors que leurs corps sont dangereusement proches...
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MessageSujet: Re: How can I just let you walk away   Sam 10 Nov - 19:22

Je m'efforçais de maintenir cette distance entre nous même lorsqu'il était près de moi. Je ne voulais pas paraître trop chaleureux à son égard, je ne voulais pas qu'il ait l'impression qu'il m'avait content, que j'étais enfin heureux de l'avoir près de moi. Non tout ça je voulais qu'il ne soit pas en mesure de le déceler pour ne pas lui donner une raison de s'attarder ici. Alors je lui mentais lamentablement, comme lorsque je lui avais affirmé que je n'avais pas remarqué que le temps était long depuis la dernière fois que nous nous étions vus. C'était faux, totalement faux, je comptais presque les jours depuis notre dernière entrevue. Pourtant j'avais tenu bon jusque là, je m'étais toujours arrangé pour ne pas me retrouver près de lui, mais là il venait de détruire tous les efforts que j'avais pu faire. « J’oubliais que tu ne remarques pas ce genre de choses.. » Je me contentais de baisser la tête pour ne pas avoir à lui répondre, je pouvais reconnaître ce ton accusateur et je ne voulais pas avoir à lui faire face. Quand je me trouvais maintenant en sa présence, je me trouvais nul de lui avoir imposé ça, quand je me rendais compte qu'il m'avait tant manqué, mais il ne fallait pas que je cède, pas que je lui cède. Tout cela ne serait jamais possible, et conduirait à notre perte, cette relation qui était en tout point impossible finirait forcément par nous détruire, alors je ne comprenais pas pourquoi il n'était pas en mesure de le comprendre. Pourquoi il ne pouvait pas accepter mon point de vue. « Thomas.. » Mes yeux se rivent alors sur lui dans l'attente de ses paroles. « Arrêtes... » Une nouvelle fois je baisse les yeux, me sentant coupable. Je ne sais pas s'il me demande d'arrêter de lui mentir ou de le fuir, mais dans les deux cas il a remarqué que mon comportement n'était pas naturel, et je ne veux pas lui donner une raison de m'en vouloir, même si cela arrangerait bien les choses au fond.
Toutefois, pour ne pas lui donner l'impression que je le fuyais volontairement, mais que cet éloignement était naturel, que notre relation n'était pas destinée à exister, je voulais qu'il finisse par s'en convaincre. Alors je l'avais invité à rentrer dans la maison que je partageais avec Alice, avant de lui proposer quelque chose à boire comme si de rien n'était. Je voulais que tout cet échange ait l'air d'une banale discussion entre deux amis, sauf que cela n'en avait que l'aspect. « Ça dépend de la durée de ma venue ici, en fait... Mais j’opterai pour un café, tiens. Noir. » Je hoche la tête avant de sortir une dosette et d'appuyer sur la machine à café en attendant qu'elle soit prête. Doucement, je me retourne vers lui pour lui faire face. Il est assis sur la chaise, feuilletant le journal, comme s'il était chez lui. Le silence s'installe durant un court instant avant que je ne le vois se lever vers moi et avant qu'il n'ait ouvert la bouche je sais que la conversation sera déplaisante. « Combien de temps est-ce que cela va durer, Thom’? » C'était tout ce que je redoutais, même si honnêtement je ne pouvais pas dire que je ne l'avais pas vu venir. « Vas-tu me fuir éternellement? Est-ce que je vais devoir venir te harceler à ta demeure à toutes les fois que j’ai envie de te voir? D’entendre ta voix?... Réponds-moi.. » Et je peux aisément entendre la douleur qui anime sa voix, et ça me fait encore plus mal au cœur, je peux supporter de souffrir de cet éloignement mais qu'il en souffre autant me donne à réfléchir. Nous sommes tellement proches que je peux presque sentir son souffle contre ma peau. Doucement ma main se pose sur sa joue, mon regard se fond dans le sien et brusquement je romps ce contact pour ne pas lui donner l'impression que je veux aller plus loin. « William ... » commençais-je alors pour me donner contenance. « Toute cette distance, cet éloignement ... C'est nécessaire. Ça ne me fait pas plus plaisir qu'à toi. Je veux simplement éviter de souffrir inutilement. » Et c'était tout ce que j'avais à lui dire sur le sujet, il n'en saurait pas plus, il n'avait pas besoin que je m'étende sur le sujet, j'espérais simplement qu'il saurait me comprendre.
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William A. Callahan

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MessageSujet: Re: How can I just let you walk away   Dim 11 Nov - 4:28




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Croyait-il réellement que William s’est présenté à sa demeure afin de parler de la pluie et du beau temps? Croyait-il qu’il venait lui rendre visite afin de se raconter les nouveautés ayant marquées leurs vies dans les dernières semaines? À la limite, s’ils se sont naturellement perdus de vu, William aurait pris la situation avec un gain de sel! Cependant, la situation est loin d’être le simple résultat d’un conflit d’horaire chargé. Croyez-moi! Si cela avait été n’importe qui, William n’aurait jamais réagit de la sorte! Encore moins s’il s’agit d’un homme, remarquez. Cependant, il ne s’agit pas de n’importe qui... C’est Thomas. Et ce besoin que ressent William, ce besoin carnassier, même viscéral, c’est son besoin de Lui. Un manque frôlant presque la folie, tel un héroïnomane essayant de survivre sans sa fameuse dose. Il a besoin de lui, il est en manque de lui... Et il n’y a que lui que William désire... Il n’y a que lui qui occupe ses pensées...

Leurs corps si proches, c’est à peine si William peut sentir la chaleur émaner de Thomas, jusqu’à ce que ce dernier glisse sa main au niveau de la joue de son homologue. Simple contact qui peut sembler hautement anodin, remarquez, détient une importance presque vitale pour William. Il ferme douloureusement les yeux alors qu’il profite de la chaleur de cette main au niveau de sa joue... Pour rien au monde William aurait échangé ce bref moment. Nichant son visage au creux de cette main, il y dépose la sienne et aussitôt ce contact partagé, aussitôt la main de Thomas recule en un geste brusque, comme si par ce contact physique, il venait d’en faire trop. Poussant un bref soupire, William ouvre les yeux alors que son regard se baisse sur le plancher, les lèvres pincées. « William », l’interpellé lève le regard qu’il plonge dans celui de son interlocuteur, ce dernier détenant toute l’attention du journaliste, allant même jusqu’à oublier tout ce qu’il se trouve autour d’eux. « Toute cette distance, cet éloignement ... C’est nécessaire. Ça ne me fait pas plus plaisir qu’à toi. Je veux simplement éviter de souffrir inutilement. », fronçant les sourcils, William a beaucoup de difficulté à assimiler cette dernière partie, ignorant complètement que Thom’ vient d’être catégorique quant à son refus d’explication.

« Q- .. Quoi?! », s’exclame William avec incrédulité alors que son corps recule de quelques pas. En quelques sortes, en disant que leur recul est nécessaire, Thomas verbalise ce que William n’a fait que songer, offrant une touche de réalité à ses idées. Mais est-il prêt à les accepter? Obstiné comme il est, j’en doute... « Nécessaire?! Et tu comptais m’avouer tout ça quand? Jamais? Tu attendais peut-être que ce soit moi t’oublie plutôt que de rester attaché à toi, c’est ça? », demande William « C’est trop tard pour ça, merde. C’est juste... Trop tard! Parce que je suis attaché, Thomas! »... C’est des moments comme ceux-ci que William aurait préféré tout simplement... Se taire. Mais une fois qu’il déblatère ce dont il a sur le cœur, est-ce réellement possible de le freiner?

« Si tu veux éviter de souffrir inutilement, alors dis moi tout maintenant. », débute fermement William, croisant les bras et séparé d’une distance relativement importante de Thomas. « Dis-moi que tu m’évites depuis des semaines. Dis-moi que tu ne veux plus me voir... Dis-moi que tu ne veux plus de moi, de nous et de ces moments que nous avions partagés. Dis-moi que tu veux que je quitte... », il serre les dents à cette dernière phrase, n’ayant aucun doute que Thomas l’invitera à quitter sa demeure... Mais pour la peine, il répète... « Demande-moi de partir et je partirai, Thom’... Et ce sera la fin... Ce sera terminé. », qu’est-ce qui sera terminé? ... Leur souffrance? ... Si ça se trouve, elle risque de monter en flèche.
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MessageSujet: Re: How can I just let you walk away   Dim 11 Nov - 23:25

Je crois que j'avais naïvement pensé qu'il venait ici faire une simple visite de courtoisie, qu'il était passé devant la maison et qu'il avait décidé de s'arrêter, par le plus grand des hasards. J'espérais qu'il n'avait pas l'intention d'avoir une conversation plus sérieuse avec moi, j'espérais qu'il n'attendait aucune explication de ma part, parce que je ne savais pas si j'étais en mesure de lui donnait ce qu'il attendait de moi. Évidemment cela voulait également dire que j'espérais qu'il n'ait rien remarqué quant à la distance que je m'efforçais de mettre en nous. J'étais un parfait idiot de penser qu'il aurait pu ne rien remarquer, qu'il aurait pu gober tous mes mensonges éhontés. Pourtant j'avais également espéré que s'il s'en rendait compte il comprendrait pourquoi je faisais ça, il comprendrait que c'était ce qu'il y avait de mieux.
Je dois néanmoins me rendre à l'évidence lorsque ces mots si difficiles à entendre sortent de sa bouche. Il a remarqué, bien sûr qu'il s'en est rendu compte il n'est pas le dernier des idiots, loin de là. Et j'ai envie de le prendre dans mes bras, de lui dire de m'oublier, que je ne suis pas celui qu'il lui faut. Je ne veux pas le faire souffrir, je ne veux pas plus jamais entendre cette souffrance dans sa voix et surtout à cause de moi. Je pose doucement ma main sur sa joue, pour essayer de maintenir un contact entre nous. Je suis si proche de lui, ses yeux se ferment, et je me dis que ses lèvres ne sont qu'à quelques centimètres des miennes, mais ça ne serait pas nous rendre service, à l'un comme à l'autre, alors j'enlève cette main aussi rapidement qu'elle a atterri sur sa joue, avant de lui donner les mes raisons. De lui expliquer partiellement en réalité pourquoi je m'éloigne progressivement de lui depuis des semaines. « Q- .. Quoi?! » J'imagine que s'il s'en était douté, c'est difficile à entendre, difficile de croire que je n'ai plus envie de le voir. « Nécessaire?! Et tu comptais m’avouer tout ça quand? Jamais? Tu attendais peut-être que ce soit moi t’oublie plutôt que de rester attaché à toi, c’est ça? » Je le sens énervé, et je le comprends, il en a toutes les raisons après tout. Ce que j'ai fait, ce que je continue de faire, c'est lâche, c'est terriblement lâche, d'autant plus que je ne lui ai jamais clairement fait savoir. Il a raison, il a parfaitement raison. « Je sais que j'ai été lâche William. J'espérais simplement que tu crois qu'on s'éloignait progressivement, que nous n'étions pas si proches que ça ... » Oui je l'avais espéré, de toutes mes forces même. C'était trop douloureux de rester avec lui, d'être si proche de lui tout en sachant qu'il n'y aurait certainement jamais rien de plus qu'une simple relation amicale entre nous deux. « C’est trop tard pour ça, merde. C’est juste... Trop tard! Parce que je suis attaché, Thomas! » Mon cœur se serre à ces paroles, et j'ai plus que jamais envie de le prendre dans mes bras, que mes doigts puissent effleurer sa peau, que mes lèvres caressent délicatement les siennes. J'étais partagé encore deux émotions une nouvelle fois, d'un côté j'étais terriblement touché et ému par de tels aveux mais de l'autre cela ne faisait qu'accroître la douleur qui me déchirait la poitrine parce que nous ne pourrions jamais être ensemble. « Tu crois que je ne le suis pas ? » C'est tout ce que j'ai à lui dire, je suis terriblement attaché à lui, beaucoup trop attaché pour mon bien-être personnel.
Je le vois alors s'éloigner de moi, mettre une réelle distance physique entre nous, tandis que ses bras se croisent contre sa poitrine, je sais que tout cela n'annonce rien de bon. « Si tu veux éviter de souffrir inutilement, alors dis moi tout maintenant. » Que je lui dise quoi au juste ? Que je l'aime et que je souffre de ne pas pouvoir être avec lui. Ce n'est pas le moment pour le faire, et cela ne sera jamais le bon moment. « Dis-moi que tu m’évites depuis des semaines. Dis-moi que tu ne veux plus me voir... Dis-moi que tu ne veux plus de moi, de nous et de ces moments que nous avions partagés. Dis-moi que tu veux que je quitte... » C'est donc ça, il veut que je lui avoue toutes ces choses, dont la moitié sont fausses, il veut entendre des choses que je ne serai jamais en mesure de lui dire. Mon cœur se serre une nouvelle fois, et je croise difficilement son regard. « Demande-moi de partir et je partirai, Thom’... Et ce sera la fin... Ce sera terminé. » C'est difficile, extrêmement difficile d'entendre ces mots là et j'estime l'avoir bien mérité. Je ne veux plus croiser son regard, cela en devient trop douloureux, pourtant je me rapproche doucement de lui sans pour autant être trop proche de son corps. « Tout ça je ne suis pas en mesure de te le dire. Je ne le peux pas, parce que ne c'est pas la vérité. » je débute difficilement, faisant un autre pas vers lui. « Je peux te dire que je t'évite, mais pas que je n'ai pas envie de te voir. Encore moins que je ne veux plus rien avoir à faire avec toi, parce que ce n'est pas le cas. » Nouveau pas vers lui, tandis que je me risque à poser une main sur un de ses bras. Pour autant je ne peux toujours pas me résoudre à river mon regard vers le sien, j'ai trop peur de ce que je pourrais y trouver. « Tu crois que c'est facile pour moi ? Je n'ai pas envie que ... tout ça puisse se terminer, mais il le faut. Tu ne comprends pas ? J'ai terriblement envie d'être avec toi, tout le temps, mais ça me fait du mal. » J'espère encore une fois qu'il sera en mesure de me comprendre, même si j'en doute. J'en doute, parce que je prends des décisions totalement nulles, je sais qu'il ne sera pas en accord avec moi, mais s'il tient à moi il saura me laisser partir.
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How can I just let you walk away

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