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 Je vais bien ne t'en fais pas.

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Alice Montgomery-Jones
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MessageSujet: Je vais bien ne t'en fais pas.   Ven 2 Nov - 17:26

Hier, j'ai appris que j'étais malade. La nouvelle a été un choc pour moi, j'ai disjoncté. Après avoir erré pendant des heures dans la ville jusqu'à me retrouver sur la plage. Adam m'a ramenée à la maison, tremblante et épuisée. Une insuffisance rénale. Bon, c'est grave, oui, et contraignant, mais ce n'est pas la fin du monde, il parait. Pour moi si, ça l'est. Je me sens vulnérable, sans défense, et c'est un état que je ne peux supporter. Je prends conscience que la vie de tient qu'à un fil et que ce fil est plus que fragile. Je n'ai presque pas dormi de la nuit. Peut être que mon inconscient avait peur que je ne meure dans mon sommeil. Je suis ridicule. Ridiculement terrorisée, c'est clair.

Après avoir encaissé le coup dur moi même, il faut maintenant que je l'annonce à Maggie. Une petite voix dans ma tête me dit de ne pas y aller, et tente de repousser l'échéance. C'est ainsi que je suis là, assise sur une branche d'un arbre de la cour de la Guigandélire. C'est un endroit dans lequel je me réfugie souvent depuis qu'il existe et que je suis à Boston. Les jambes ballantes, je regarde la grande bâtisse de Maggie. Je suis tellement fière d'elle, et reconnaissante. Elle a tout sacrifié pour moi, et je ne pourrai jamais la remercier assez. Lui annoncer ça me fait presque plus mal que de ne le savoir, ça va l'anéantir, je le sais. Je vois, par la grande fenêtre, sa crinière blonde passer. Le sourire qu'elle arbore probablement va tomber, dans quelques minutes, par ma faute.

Je descends de mon siège, saute sur le sol, féline, et pénètre dans le café-théâtre. J'accroche un sourire à mes lèvres, même si je sais pertinemment qu'il ne la trompera pas. MAGGIE? MAAAAA-GGIIIIIIE ? Tu es où ?
Je la rejoins et la serre dans mes bras, plus fort, et plus longtemps que d'habitude.

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Margaret Montgomery

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MessageSujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas.   Ven 2 Nov - 19:52

Meg & Alice


« Votre fille est très douée, Mrs Johnson. »

La mère de la petite fille rosit de plaisir, ses pommettes prenant une jolie teinte rosée. Le visage de la petite, éclairé d'un large sourire édenté, semblait rayonner de bonheur. Il est vrai qu’aujourd’hui Meg était contente de son groupe de petits. La petite fille qui lui souriait de ses quatre incisives, en cet instant précis, avait réussi une heure plus tôt à surmonter sa timidité maladive. Et lorsque la petite fille, rougissante, s'approcha du seul garçon du groupe pour lui dire au revoir, Meg aurait pu jurer que la mère allait pleurer tant elle était émue.

Puis, lentement, le hall minuscule au style presque baroque se vide de tous ces petits êtres et de leurs parents satisfaits, et le silence envahit de nouveau le théâtre. Quelques planches craquent, des fantômes de la maison jouant sans doute joyeusement à cache-cache quelque part dans les combles. Le souvenir d'un sourire heureux flottait sur les lèvres de la quarantenaire, tandis qu'elle passait devant la grande fenêtre, avant d'entrer dans la grande salle. Le soir commençait à assombrir doucement les rues de Boston. Ce soir, une troupe allait investir le théâtre. Ils étaient déjà dans les loges en train de s'installer.

Elle quitta la grande salle et retourna dans le hall pour fermer les portes. Alice avait les clés et de toute façon, elle entrait quasiment toujours par derrière. Puis soudain, un cri retentit, et une flèche de cheveux sombres surgit de nulle part, l’enlaçant fortement. Meg reconnu aussitôt le parfum d'Alice, sa chère Alice, celle à qui elle avait offert sa vie. Celle qui lui avait permis de penser à un autre projet que le métier de comédienne, d'ouvrir ce café-théâtre et de devenir aujourd'hui une des personnalité majeures de la vie culturelle de Boston.

Pourtant, alors que sa fille adoptive l'étreignait avec vigueur, Meg eut un mauvais pressentiment. Il y avait dans cette étreinte quelque chose de désespéré. Une force brute, vive, celle du noyé qui se raccroche à une bouée, celle du bagnard qui s'accroche désespérément à la vie. Et lorsqu'Alice se sépara finalement d'elle, Margaret ne voyait plus une jeune femme de 30 ans à qui tout souriait, mais une fillette effrayée, dont la fragilité était trahie par ses traits tirés et son regard triste et... vide. Et le sourire qu'elle arborait n'était qu'une pâle tentative de faire face à quelque chose qui, elle le sentait, la dépassait totalement.

Alors Margaret, le cœur serré, arbora le doux sourire dont toute mère aimante use pour consoler ses enfants. Sa main droite vint se poser doucement sur la joue d'Alice et releva son visage. Et dans le hall , la voix douce et calme de la mère adoptive absorba le silence pour remplir la pièce de la chaleur bienveillante qui tintait sa voix :

« Que se passe-t-il ? »

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« La marche des vertueux est semée d’obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin, surgir l’œuvre du malin. Béni soit-il l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité se fait le berger des faibles qu’il guide dans la vallée d’ombre de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand sur toi, s’abattra la vengeance du Tout-Puissant ! »
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Alice Montgomery-Jones
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MessageSujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas.   Ven 2 Nov - 22:39

Meg me connaît mieux que quiconque. Je suis presque sûre qu'elle me connaît même bien mieux que je ne me connais moi même. Elle lit en moi comme dans un livre ouvert. « Que se passe-t-il ? » Je ne peux me résoudre à le lui dire comme ça, de but en blanc. Je réponds alors, étirant un peu plus le faux sourire gravé sur mes lèvres :

Non, rien, j'voulais juste passer te voir, c'est tout.

Je sais ce que la peine peut lui faire. Ca la ravage. Je l'ai vue, affronter quelques déceptions amoureuses. Si elle ouvre son coeur assez facilement aux gens, a le contact facile et sème un peu de son amour partout où elle passe; la moindre séparation la déchire.

Je regarde ce petit bout de femme, pas bien plus âgée que moi, qui a tant compté, tant sacrifié. Je donnerais ma vie pour elle, et je pèse mes mots. Je la regarde dans les yeux, prête à dire une phrase bateau, un genre de comment ça va, mais je ne peux pas. Ma gorge se serre, et mes yeux s'emplissent de ces larmes que je cherchais tant à retenir. J'enfouis ma tête dans son cou, respirant le parfum de ses cheveux qui m'apaise. Je ne sanglote pas, de hurle pas, ne tremble pas. Une seule et unique larme roule le long de ma joue et vient mourir sur mes lèvres. Elle est acide, me ronge.

Doucement, je recule, interrompant cette étreinte sans pour autant rompre le contact. J'enserre sa main des deux miennes, plante mes prunelles dans les siennes, avant de dire, la voix cassée par l'émotion :

Je t'aime Maggie, tu sais... J'le dis jamais, parce que j'suis pas ce genre de personne, mais je t'aime vraiment. Tu es la personne qui compte et qui comptera à jamais le plus à mes yeux. La moindre de tes souffrances m'est insupportable, et si je pouvais t'éviter ça, crois moi je le ferais. Mais j'peux pas, j'peux pas te protéger. J'suis déjà pas assez grande pour me protéger moi même. Maggie, j'sais pas quoi te dire, j'sais pas quoi faire... Je suis perdue. Je... J'suis malade.

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MessageSujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas.   Sam 3 Nov - 15:52

Meg & Alice


Il y avait quelque chose. Il était arrivé quelque chose, quelque chose de grave. Ce n'était pas une supposition ou une intuition, c'était un fait, elle le savait au plus profond d'elle. Est-ce la larme de sa douce Alice qui vient s'échouer sur l'épaule de la bonde, ou les mains tremblantes de la jeune femme qui enserrent le siennes avec force qui lui confirment cet instinct ?

Lorsque le regard d'Alice, sombre de tristesse et de peur, se plante dans le sien, Maggie sent ses entrailles se nouer. Car elle sait, en cette seconde précise, que ce que la jeune femme s'apprête à dire va changer leur vie, bouleverser l'équilibre qu'elles ont atteint, balayer l'harmonie qui s'était créée entre elles. Tout va changer, ravagé par la nouvelle qui va franchir les lèvres d'Alice, tornade de mot prête à tout arracher sur son passage.

Je t'aime Maggie, tu sais... J'le dis jamais, parce que j'suis pas ce genre de personne, mais je t'aime vraiment. Tu es la personne qui compte et qui comptera à jamais le plus à mes yeux. La moindre de tes souffrances m'est insupportable, et si je pouvais t'éviter ça, crois moi je le ferais. Mais j'peux pas, j'peux pas te protéger. J'suis déjà pas assez grande pour me protéger moi même. Maggie, j'sais pas quoi te dire, j'sais pas quoi faire... Je suis perdue. Je... J'suis malade..

Maggie sent soudain la tête lui tourner, ses jambes prêtes à la lacher. Elle est malade. Alice, son ange, son bonheur sur terre, sa vie tout entière, est malade. A présent, il n'y a plus d'adoption, de marraine, ou quoi que ce soit d'autre qui compte dans l'esprit embrouillé de tristesse de Maggie. Il n'y a que ces mots, terrifiants et blessants, qui tournent sans cesse : sa fille est malade. Tout s'écroule autour d'elle. Une longue minute s'écoule où Maggie reste figée, tétanisée par la nouvelle qui vient de s'abattre sur elle. La maladie, au fond, n'a pas vraiment d'importance. Car il y avait dans le timbre de voix d'Alice une note qui trahissait l'inéluctable, la sentence fatale.

Lorsqu'enfin son corps accepta de bouger, Maggie fit la première chose qui lui vint à l'esprit. Elle attira Alice à elle, l'enfermant dans ses bras, douce et maternelle. La tête de sa fille adoptive posé sur son épaule, son souffle régulier et chaud caressant la nuque de Maggie, cette dernière se sentit légèrement rassérénée. Alors elle se détacha d'Alice, et sa voix, bien que légèrement incertaine, était douce :

« Viens, tu as besoin de boire quelque chose et de m'expliquer cela calmement. »

Et elle l'emmena vers la salle centrale, près du grand bar en bois.

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MessageSujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas.   Lun 5 Nov - 23:45

Elle me prend dans ses bras comme l'aurait fait une mère, la mère que je n'ai jamais eue. Une nouvelle larme coule le long de ma joue, mais elle est, cette fois ci, pour mes parents. Je les déteste de devoir penser à eux dans un moment pareil. Je n'ai qu'une envie... Non, je n'ai plus aucune envie les concernant. C'est fini. Ils ne sont plus rien pour moi. Le fait juste de penser encore à ces gens me répugne. La chaleur de ses bras et la douceur de son étreinte suffisent à me rassurer, à me calmer. « Viens, tu as besoin de boire quelque chose et de m'expliquer cela calmement. » Ma main glisse dans la sienne alors qu'elle avance vers le bar. J'aimerais ne jamais avoir à interrompre ce contact. J'ai l'impression que toutes les deux, ensembles, on est plus fortes que le monde entier. Plus fortes que l'amour, que la mort et que la maladie. A deux tout est possible. Mais cette bulle protectrice, parfumée à la rose et tapissée de coton, éclate dès que nous sommes séparées, laissant place à un monde gris donc les dangers et la pollution l'emportent sur vos sens. C'est comme ça que je vois la vie sans Maggie. La vie sans Maggie, c'est nul, tout simplement.

Dans le bar, j'attrape une bouteille de vin rouge. Pas d'alcool fort pour nous. Enfin, si, je carbure au Whisky. Simplement, pas avec Meg. Je nous sers deux verres puis prends place sur un tabouret de l'autre côté du bar, près d'elle. Après avoir ingurgité une gorgée de spiritueux, je dis, sans la regarder : J'vais pas mourir. Enfin, pas tout de suite en tout cas, d'après le médecin. Mais c'est grave, quand même... J'ai une insuffisance rénale. 'Pas vraiment retenu tous les termes compliqués... Tout ce dont je me souvienne c'est que je vais devoir aller deux fois par semaine à l’hôpital pour des dialyses et que je vais probablement avoir besoin d'une greffe... Sauf qu'avec mon groupe sanguin O, c'est pas gagné. J'ai dit ces mots -ou devrais-je dire, ces maux- d'un trait, d'un ton monocorde, et presque sans respirer. Je suis une femme de verre. En l'apparence dure, froide, mais en réalité un simple choc suffit à me briser en mille éclats. Forte et fragile. Je finis par lever les yeux, et demande à Maggie, presque implorante : Mais ça va aller, hein Maggie... Dis moi que ça ira... J'ai l'impression de revivre mon arrivée à Boston. Ce sont les exacts mots que je lui ai dit, dans la voiture venant de l'aéroport. Meg, c'est mon ange gardien.

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MessageSujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas.   Dim 11 Nov - 12:38

Meg & Alice


Margaret avala doucement une gorgée de vin. Le liquide pourpre descendit lentement dans sa gorge, et alors que d’habitude elle adorait ça, aujourd’hui il la brûla. Elle reposa lentement son verre, desserrant ses doigts fins pour l’abandonner à son sort sur le bar.

Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait démunie. Et elle détestait ça. Maggie avait toujours eu le contrôle de sa vie. Elle avait toujours gardé les commandes, parce qu’elle savait que sans cela, elle sombrerait aussitôt, et à vitesse grand V. Elle avait gravi les échelons de la vie parce qu’elle avait tout bien sous contrôle, qu’elle gouvernait sa vie, que rien ne lui était imposé. C’était vital pour elle. Elle décidait, elle choisissait, elle assumait. Mais à chaque fois, la décision lui revenait.

Et aujourd’hui elle perdait pied. Leur vie chavirait, parce que la vie, injuste et impitoyable, les avait désignées pour souffrir. Pour l’amour du ciel, Alice n’avait-elle pas suffisamment souffert ? Rejetée, reniée, abandonnée à elle-même, Maggie s’était juré de la protéger, de toujours veiller sur elle, de faire son bonheur. Elle s’était promis que rien n’arriverait à la petite fille qui avait pleuré dans ses bras en descendant de l’avion, un soir d’aout étouffant de chaleur. Et pourtant, aujourd’hui, elle allait faillir à cette promesse. Parce que la biologie en avait voulu ainsi.

Elle se rendit alors seulement compte qu’elle était restée silencieuse longtemps. Son regard bleu clair se tourna vers Alice et rencontra le sien, brun écorce. Elles se fixèrent un instant, à travers la brume des larmes qui leur brouillaient la vue. Alice n’était plus la juriste brillante et indépendante, femme assumant ses choix et fière de ce qu’elle était devenue. Non, Maggie avait devant elle la petite fille, fragile, terrifiée à l’idée de ce qui alait lui arriver. Alors elle se reprit. Elle n’avait pas le droit de se laisser aller, de s’abandonner au désespoir. Elle était une mère. Et une mère devait rester forte, pour rassurer ses enfants, les protéger, les aider.

Alors elle ravala ses larmes, et s’approcha d’Alice. Elle posa doucement une main rassurante contre sa joue, et la regarda droit des les yeux. « On va se battre. Comme on a toujours fait. On va se battre, et on va gagner. On va leur faire ravaler leurs diagnostics pessimistes à grand coup d’espoir et de volonté, d'accord ? Tu ne dois pas abandonner Alice, surtout pas. Tu dois rester là, te battre, courageusement. Probablement qu'il s'agira du plus dur de nos combats, mais on réussira. Et tu en ressortira plus forte qu'avant, mon coeur. Et surtout, n’oublie jamais quelque chose, Alice, » Elle releva le visage pâle en face d’elle, pour croiser le regard brun qui s’était égaré. Du pouce, elle effaça une larme qui roulait le long de la joue de la jeune femme. « Tu n’es pas toute seule. Tu ne seras plus jamais toute seule. » Elle lui sourit doucement et déposa un baiser sur son front. Long. Calme. Apaisant et plein de force en même temps. Oui, elles allaient se battre. Elle donnerait tout ce qu’elle avait s’il le faut, si l’assurance les abandonne. Elles allaient se battre. Et comme les autres fois, elles allaient vaincre.

« Tu en a déjà parlé à Thomas ? » La question fusa, naturellement. Maggie, bien qu’elle n’ait jamais vraiment cautionné ce mariage, en comprenait les raisons, et surtout appréciait Thomas. Elle savait qu’Alice et lui s’entendaient à merveille, et n’avaient que très peu de secrets l’un pour l’autre. « Comment va se passer ton traitement, précisément ? Explique-moi tout, mon cœur. » Maggie était redevenue la femme forte, celle que rien n’atteignait. Elle avait enfoui sa douleur et ses peurs loin au fon d’elle. Elle pleurerait ce soir, seule dans son lit. Pour l’instant, ce qu’il fallait à la jeune femme, c’était un roc auquel se raccrocher.

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