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 ► I'll protect you from everything, even from you ❞ Charlie

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Braeden J. Goldman

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MessageSujet: ► I'll protect you from everything, even from you ❞ Charlie   Lun 29 Oct - 11:12

► I'll protect you from everything, even from you


Crevé. Il était crevé, éreinté, totalement mort, dead. Malgré sa longue nuit de soleil il n'avait pas réussi à récupérer. Un comble, pour lui qui avait passé dix ans de sa vie à ne dormir qu'à moitié et s'en satisfaire. Dormir sous les tirs ennemis n'étaient pas permis, à l'époque. Il s'était promit qu'une fois sa retraite prise, il passerait son temps au lit. À la place il avait ouvert un restaurant et bossait comme un malade pour le faire tourner. C'était ça, ou rester chez lui et devenir fou, en proie aux cauchemars et au passé. Douleur insurmontable qu'il ne voulait pas vivre, encore. Il avait passé presque un an, renfermé sur lui même, enfermé chez lui, à ne plus voir personne, revivant les dix ans de sa vie qu'il avait abandonné. Et pourquoi Pour un état qui l'avait déclaré mort, histoire de ne pas donner de l'importance à ses ravisseurs. Il avait tout perdu dans cette foutu guerre, même son sommeil. Il passait ses nuits à revivre les horreurs qu'il avait vécu, à voir ses amis crever, à les regarder se faire abattre sans jamais rien pouvoir faire. Il rêvait aussi, depuis quelques temps, d'un de ses amis proches, Samuel. Il en rêvait même un peu trop souvent, et pas toujours très correctement. Mais hors de question d'en parler avec qui que ce soit, pas même sa soeur. Il n'avait pas une vie sentimentale très palpitante, et n'aimait de toute façon pas en parler. Il aimait autant en parler qu'il aimait parler de l'Irak, et de l’Afghanistan. Alors il n'en parlait pas, à personne. Et il se contentait de se tuer à la tâche, pour dormir. Le boulot lui faisait aisément penser à autre chose. Il cuisinait, sa passion, il dirigeait tout le monde, donnait les ordres et fermait après tout le monde. Il rentrait, épuisé, et dormait. Puis il recommençait le lendemain. Et encore et encore, cercle incessant, train de vie qu'il menait depuis trois ans. Ce n'était qu'après une dispute avec sa soeur qu'il avait enfin accepté de prendre un jour de repos par semaine. Elle lui avait bien dit qu'il ne tiendrait jamais sinon. Mais de toute façon, qu'avait-il à perdre? Il n'avait pas d'enfant, vivait seul, personne ne l'attendait pour le dîner, il pouvait se permettre de ne pas rentrer.

Avisant d'un oeil morne le contenu de son frigo, Braeden soupira, s'empara du lait et du jus de pommes. des céréales au chocolat suffiraient pour ce matin. Il avait gardé quelques habitudes de son enfance, comme le chocolat, les céréales, les bonbons et les bd. Il était parti à dix-huit ans éclater des têtes sous le soleil d'orient, il n'avait pas vraiment fini son enfance. Il était parti bien trop tôt dans ce monde de brut, il en était ressortit avec une forte carapace mais en miette intérieurement. Il n'avait pas eu le temps de grandir correctement, on lui avait demandé de l'être trop tôt, alors il rattrapait le temps perdu. Films de super héros, sortie avec les potes, basket et goûter devant la télé. Ce matin ce serait des coco pops. Il attrapa un bol, y mit le lait et mit le tout au micro onde, avant de sortir le paquet de céréales. Fouillant au fond il attrapa le jouet, une sorte de balle. Il jongla avec un instant, pas très bien réveillé, avant de mettre un panier dans la poubelle. Il l'avait déjà celle ci. Un peu embrumé, il se prépara son café, fort comme toujours. Il le but tout en sortant le bol chaud. La chaleur prit possession de ses doigts et il se dépêcha de poser le récipient, se traitant de tout les noms d'avoir oublier le gant. Tant pis, au moins il mangerait chaud. Laissant tomber les morceaux de riz soufflés chocolatés, Braeden se perdit dans ses pensés. Que pouvait-il bien foutre de sa journée. Il n'avait rien à faire à part glander. Il irait surement chez sa soeur histoire de la surveiller. Il irait peu être au restaurant, quand même. Il pourrait envoyer un message à Sam, le retrouver quelque part. Et paraître louche et se faire griller? Mauvaise idée. Il resterait la, devant sa télé. Une journée de perdu, une journée où il aurait pu tester sa nouvelle recette à base de tomates. Une journée vraiment gâché, surtout quand on savait à quel point il aimait travailler au restaurant. Mais si Charlie passait et ne le voyait pas à la maison, il se ferait décapiter net dans les cuisines du Campanie. Devant tout ces employés, ce qui serait assez mal vu.

Les prémonitions, ça existait? Surement pas. Alors ce devait être Charlie qui possédait des pouvoirs surnaturelles, ou bien ils étaient branchés en bluetooth. En tout cas, à peine eu-t-il commencé son petit déjeuner tardif qu'on sonnait à la porte. Il leva le nez un moment, se demandant qui pouvait bien venir l'embêter à onze heure du matin. Il soupira, lâcha son précieux bol et se dirigea vers la porte, ne remarquant qu'après quelques secondes sa tenue. Un vieux t-shirt un un vieux jogging, bien trop grand, son pyjama. Ouvrir le matin à un inconnu en pyjama? Et alors, il n'était pas le roi d'Angleterre, rien à foutre. D'un pas décida il se dirigea vers la porte de son petit appartement, ne prenant pas la peine de regarder dans le judas il ouvrit la porte d'un coup un peu brusque, s’apprêtant à râler. Il fut coupé net par la petite bouille de son adorable soeur. Au moment ou il pensait à elle. Un vrai bluetooth entre eux je vous dis. Il ne pu que sourire à la jeune femme, ouvrant grand la porte comme toujours "Salut sauterelle, comment ça ce fait que tu viennes embêter ton vieux frère? Ça faisait un moment que je n'avais pas eu ta visite" Tout sourire, il la laissa entrer, fermant la porte après elle, la couvant d'un regard bienveillant. "Comment tu vas? Tu m'as l'air préoccupée, un problème à la galerie?" Toujours à s'assurer du bien être de la petite blonde. Il l'aimait plus que tout, même quand elle le coupait en plein festin.
△everleigh


Dernière édition par Braeden J. Goldman le Mar 30 Oct - 14:11, édité 2 fois
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Charlie Goldman
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MessageSujet: Re: ► I'll protect you from everything, even from you ❞ Charlie   Mar 30 Oct - 7:37

Samedi. Un jour censé être reposant. Le genre de jour que l'on prend pour juste se reposer, ou encore pour faire les courses de la semaine, ou même simplement pour aller se promener en famille. Le genre de jour que l'on prend aussi et surtout pour faire la grasse matinée. Du moins, c'était le cas pour la plupart des habitants de Boston, sauf pour Charlie. Le regard fixé sur le plafond de sa petite chambre, la demoiselle se laissait plonger dans la couleur pistache des murs peints avec amour, en oubliant même de cligner des yeux. Elle songeait, encore et toujours. Et malgré son manque de sommeil, elle n'avait quasiment pas fermé l'oeil de la nuit. Non pas que les bruits de la ville la dérangeait, elle y était habituée. Quand on habite près de Chinatown, on a pas vraiment le choix. Mais Charlie aimait cette animosité, c'était d'ailleurs ce qui la rassurait, étrangement. Alors pourquoi cette insomnie ? Les chats, peut-être ? Moon et Bagerra étaient deux chats noirs très vivaces et enquiquineurs, certes, mais ils avaient pris l'habitude de se coucher près d'elle sans qu'on ne les entende. Cela n'avait pas été facile au départ, car c'était des terreurs, tout comme celui qui les offrit à la blondinette. Oui, il s'agissait bien de son adorable frangin, qui trouvait la compagnie des chats plus agréable qu'un potentiel petit-ami qu'il détesterait sûrement... Elle ne pouvait lui en vouloir, car ses deux chats étaient devenus ses meilleurs amis aujourd'hui. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle décida subitement de sortir de ses songes et de se lever pour aller les nourrir. Elle ne s'en était pas rendu compte, mais les pauvres miaulaient depuis déjà un sacré moment. Après tout, il était dix heures du matin. Elle lâcha un soupir d'ennui, se frotta les yeux avant de se servir un thé à la cannelle, son préféré. Elle avait beau essayer de penser à autre chose qu'à cet argent tombé du ciel, elle n'y arrivait pas. L'idée d'être pleine aux as pouvait être agréable, voir rassurante, mais pas pour Charlie. Cet argent l'angoissait, lui créait des soucis au point d'en faire des insomnies. Elle ignorait totalement comment gérer une telle somme, elle qui avait toujours été dans la galère dans sa vie pour se payer une simple bouilloire... Il fallait qu'elle en parle à quelqu'un. A quelqu'un en qui elle avait une confiance aveugle, qui aurait un avis positif sur la question. Et pour cela, son frère était le mieux placé. Elle se flagella d'ailleurs de ne lui avoir encore rien dit, mais repensa à ce qu'il pourrait aussi se demander face à cette nouvelle... Pourquoi pas lui ? Après tout, c'était son frère... La question était délicate. Peut-être était-ce parce que cette fameuse tante ne l'avait jamais rencontré, tout bonnement... elle préférait en rester à cette déduction et empoigna son sac pour quitter l'appartement.
La demoiselle ne mit pas plus d'un quart d'heure (en taxi) pour arriver jusqu'à la demeure de son frère. Une boule au ventre la tenait, l'obligeant à se frotter machinalement l'estomac d'une main. Jusqu'ici, cet argent ne lui créait que des ennuis... vivement qu'elle trouve une solution à son problème. « Frérot ! » Souffla-t-elle de soulagement, lorsque celui-ci lui ouvrit la porte. La jeune femme ne se fit pas prier pour lui sauter au cou et lui déposer un baiser sur la joue, bien trop heureuse de le voir. « Je suis vraiment désolée, mais il m'est arrivé un truc de dingue, et je ne savais pas vraiment comment te l'annoncer. » Répondit-elle en entrant à l'intérieur, soucieuse de la future réaction de Braeden. Après tout, il avait raison, elle n'avait pas donné signe de vie depuis un petit moment, ce qui n'était pas dans ses habitudes du tout, surtout envers son frère adoré. Une mine anxieuse sur le visage, la jeune femme se retourna vers le jeune homme. « Brady, je... je suis riche. » C'était dit. Il n'y avait plus qu'à attendre la sentence de sa mangouste préférée, sa mangouste qui aurait tous les droits d'être énervé et de ne pas comprendre.

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Broken dreams of flyin birds, dirty hands on skinny arms. Just hanging down her shoulders like a deadly young old tree and a bit of blood rolling. Gently down her nose on the floor the princess strikes the pose. Say goodbye to angel dust, the only angel that you trust. aaron/fuckyeahmcgosling@tumblr
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Braeden J. Goldman

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MessageSujet: Re: ► I'll protect you from everything, even from you ❞ Charlie   Mar 30 Oct - 14:11

► I'll protect you from everything, even from you


Plus jeune, Braeden avait longtemps surnommé sa soeur Taz. Comme le héros de dessin animé. Tout simplement parce que ça soeur était depuis toujours une sorte de boule d'énergie parfaitement incontrôlable. Une blondinette en furie débordante de vie et d'imagination. Son soleil. Il l'avait d'ailleurs longtemps surnommé comme ça. Elle avait eu beaucoup de surnoms. Plus petit, ils en avaient fait un jeu, utilisant dans chaque phrase un surnom plus ridicule que l'autre. Sauterelle était resté, comme Taz, Cha et Lolotte quand il souhaitait la faire râler. Mais le mieux? L'appeler Charlotte. Rien de plus efficace pour la faire grogner. Petite énergumène qu'il avait réussi à dompter. Elle lui avait atrocement manqué, pendant dix ans. Il lui avait envoyé des lettres, le plus possible. Il lui écrivait toute les semaines, lui parlant de sa vie avec les autres, omettant le danger, la mort, et ses amours. Parce que ça ne la regardait pas, parce que c'était trop dur pour elle, qu'il devait la protéger. À quoi lui aurait servi de coucher sur papier sa peur, son désespoir, sa solitude, et les envoyer à cette demoiselle en pleine épanouissement, bien plus heureuse avec des "tout va bien, tout est calme", que des bombes et du sang. Elle aussi écrivait. Il en recevait, de temps en temps. Par paquet. Difficile de les avoir à temps dans le désert d'Orient. Elle avait commencé par paniquer au moindre retard, puis s'était accommodé. Elle était la seule personne avec qui il était resté en contact. Il pouvait bien vivre sans argent, sans logement, sans patrie, sans l'assurance d'être vivant le lendemain, mais pas sans sa soeur. Soeur qui se jetait sur lui assez énergiquement. Il l'attrapa au vol, la serrant contre lui un instant. Ils étaient du genre tactile, dans la famille, ce qui n'avait jamais dérangé le militaire. Un bon câlin et tout s'arrangeait. Cela avait longtemps été leur manière de faire, tout les deux. Et ça durait encore, même à leur âges.

L'embrassant sur la joue, Charlie se mit à parler, rapidement, comme toujours. Un truc de dingue? Elle s'était faite enlever par les alien? Braeden se demanda un moment comment une tel idée, aussi débile et absurde, ai pu traverser un seul instant son esprit. Quel idiot faisait-il quand il n'était pas encore bien réveillé. Il osa poser la question, soudain un peu inquiet, tout en fermant la porte. "Un truc de dingue? Qu'est ce qu'il se passe, un bourge veux t'acheter une toile? Tu as vu le fantôme d'Elvis? Un malade te suit c'est ça? Il te suit depuis longtemps? Tu as appelé les flics? tu le connais? Je vais lui défoncer la tête tu vas voir! Ça ne va pas se passer comme ça." Et voilà que le militaire à la retraite partait en live. C'était son truc à lui ça, s'inventer des histoires et monter en pression. Mais elle semblait anxieuse, et elle n'osait pas lui en parler. De peur qu'il s'énerve surement, ce qu'il faisait d'ailleurs assez bien. Il allait continuer quand elle le coupa, lâchant la bombe. "Brady, je... je suis riche." Riche? Alors elle l'avait vraiment vendu cette toile? Il fut soulager que sa théorie du malade mental stalker soit fausse. Sa façon de parler avait été étrange. Elle lui avait donné un surnom, signe de mise en confiance, avant de lancer l'information, d'un coup. Braeden mit un moment à la réceptionner. Sa soeur était riche. Riche. Pour qu'elle utilise ce mot la, c'est que ça devait être assez imposant. Pour de bon qu'il était réveillé, désormais. Et assez rapidement sa réaction arriva. "Mais.. Mais Cha c'est génial!" Tout sourire, il l'attrapa contre lui, la serrant comme un nounours, comme toujours. Sa soeur sortait enfin de la galère. Et il savait à quel point elle le méritait. Il était heureux pour elle, heureux qu'elle puisse enfin vivre sans avoir peur du banqueroute. Après un moment de câlin, une question traversa l'esprit du grand frère. Question qu'il s'empressa de poser, curieux et quelque peu soupçonneux. Elle avait braquée une banque ou quoi? "Mais Cha... Riche riche? Vraiment riche? Il sort d'où cet argent, tu as gagné à la loterie c'est ça?" Il la regarda, cherchant dans son regard la vérité. Elle ne semblait pas si heureuse que ça. Elle aurait du pourtant. Braeden savait à quel point sa soeur avait galéré. Il l'avait aidé, comme il avait pu, mais bien sur elle ne l'avait pas laissé faire. Une tête de mule. Une tête de mule qui semblait fatigué. Il soupira, et se dirigea vers la cuisine, invitant sa soeur à le suivre. Arrivé là il attrapa la cafetière et prépara à Charlie un café. Puis, avisant son bol, il attrapa sa cuillère, avalant un peu de céréales tiède avant de sortir des oeufs, des yaourts natures et de la farine. Regardant sa soeur s'installer, il sortie une poêle, souriant. "Pancakes smileys? Que tu me racontes tout ça le ventre plein. Tu voudras de la confiture ou du sirop d'érable?" Durant son adolescence, il avait mit un point d'honneur à préparer quasiment tout les repas, chez lui. Pour soulager sa mère, bien evidemment. Parce qu'il adorait ça, aussi. Et parce que Charlie était loin de détester, de ce qu'il en savait. Il regarda un instant sa soeur avant de se remettre à la préparation d'un véritable petit déj, mangeant son bol de céréales en même temps, puis posa le récipient, et se mit à cuir les épaisses crêpes en servant un café à sa soeur, s'arrangeant pour qu'il soit comme elle l'aimait. Braeden n'aimait pas cuisiner pour lui. Mais pour les autres, et surtout sa soeur, c'était un vrai plaisir. Il ne cuisinait jamais pour lui. Il ne se faisait que rarement plaisir. Il ne s'achetait rien, ne se nourrissait que de plat tout prêt, passait son temps à bosser et ne sortait pas vraiment, sauf pour courir ou voir quelques amis, très ciblé. Il ne dessinait plus, ne jouait plus de musique, et ne se cuisinait plus de bon petits plats. Il avait apprit à faire passer les autres avant lui.
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